Mgr Yaouda Hourgo, dans une nouvelle sortie, revient sur son homélie du 1er janvier 2025, décriant simplement la mauvaise gouvernance et l’urgence de l’alternance au Cameroun.
L’évêque de Yagoua figure en bonne place, parmi voix dissidentes de l’Eglise qui prêchent le départ de Paul Biya ces derniers temps au Cameroun. Dans une homélie incendiaire, Mgr Yaouda Hourgo, dans une rhétorique hyperbolique, avait décidé de surfer sur la notion de « diable ». « On ne va pas souffrir plus que ça encore. On a déjà souffert. Le pire ne viendra pas. Même le Diable qu’il prenne d’abord le pouvoir et on verra après », avait-t-il lancé. Des propos qui ont mis le pays en ébullition, avait des un camp qui jugeait scandaleux estimant que « le prélat avait alors invité le diable au pouvoir au Cameroun ».
Suite aux multiples interprétations et critiques, l’homme de Dieu reste fidèle à sa logique et explique sa pensée. Le diable au pouvoir au Cameroun ? Que non ! « Je n’invoque pas le diable. Tout prêtre chasse le diable. Avec la prière tu chasses le diable. Avec l’eau bénite tu chasse le diable. Si je vous ai dit qu’il faut que le diable prenne d’abord et on verra après, ce n’est pas le diable en tant que tel. Et n’importe qui peut prendre et on verra », précise l’évêque. La souffrance des parents et le chômage des jeunes sont quelques maux qui font réitérer sa position à Monseigneur Yaouda dans une nouvelle sortie récente. « On souffre. Où est la route ? Où sont les écoles dans les campagne ? Nos enfants sont limités. Les enfants des autres sont en Amérique, ils sont en Europe. Nos enfants s’arrêtent à Douala et Yaoundé, ils sont des veilleurs de nuit avec la licence en poche. Les motoximan à Douala, Yaoundé et Bafoussam ce sont nos enfants et nous sommes là tout le temps à dire oui, oui. Ils disent : Les gens du Nord donner nous votre voix. Bétail électoral donner nous votre voix. Actuellement dans le bétail électoral du Nord, il y a des panthères, Des loups, il y a tout dedans… », sonne l’homme de Dieu.
Ainsi, certaines personnalités haut placées effectuent des missions d’évaluation des actions à mener à court terme dans le Grand Nord, campagne électorale oblige, d’autres, pressées par le vent électoral qui souffle, distribuent des billets de banques aux riziculteurs ou aux élèves. Malgré ces gestes, Mgr Barthélémy Yaouda oriente les populations vers l’essentiel : il faut que leur situation marquée par la souffrance change. Et ce changement s’opère lors de l’élection présidentielle. Ce sera le moment pour les électeurs de maintenir le président Paul Biya ou de le faire remplacer.