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Gabon . « J’en ai marre… » : Rencontre exclusive avec Ali Bongo

par Theophile
Ali Bongo Ondimba et la première dame Sylvia Bongo

Entre lassitude et amertume, l’ancien président gabonais a reçu Jeune Afrique dans sa résidence de la Sablière. Ses appels à la libération de son épouse

Dans un entretien chez nos confrères de Jeune Afrique, le journal panafricain, l’ancien président du Gabon demande la libération de son épouse et de son fils. Chez nos confrères de Jeune Afrique, Ali Bongo Ondimba dénonce la détention de son épouse et de son fils.  « J’en ai marre… Cela fait désormais un an et demi que Sylvia et Nourredin sont emprisonnés. Ils leur ont tout pris, tout confisqué. Je veux qu’ils soient ici, auprès de moi. Nous sommes coupés du monde, surveillés, ça changerait quoi pour eux ? Je garantis que nous nous tiendrons à carreau, mais au moins ma femme et mon fils vivraient dans des conditions plus décentes, avec moi », s’indigne-t-il.

« Nous avons eu une réunion au Palais, une fois, avec ma famille et Brice [Clotaire Oligui Nguema, le président de la transition]. On m’a montré des comptes qui soi-disant m’appartenaient avec Sylvia. Dont un en Afrique du Sud et l’autre en Malaisie, que je n’ai jamais ouverts ! Si on avait autant volé que ce que l’on nous reproche, l’argent du pétrole ou que sais-je, les différents ministres des Finances qui se sont succédé le sauraient ! Tout ce dont on accuse mon épouse est faux, les détournements, les nominations à ma place. Elle n’a jamais eu ce pouvoir, étant absente la plupart du temps. […] Cette réunion n’a servi à rien. Depuis, j’ai demandé cinq ou six fois à voir Brice Oligui, sans succès. Ça suffit ! S’il ne les libère pas », poursuit Ali Bongo dans Jeune Afrique.

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« Comment lui-même est-il traité ? « Mieux, nous explique-t-il. J’ai pu récupérer mes médecins, un orthophoniste. Pascaline veille à améliorer mon quotidien, la nourriture. » De fait, Ali Bongo Ondimba s’exprime de manière plus fluide que lors de notre dernier entretien, en mai 2024 [Ali Bongo Ondimba a été victime d’un AVC en octobre 2018, ndlr]. Son élocution est meilleure, le débit plus rapide. Sur le plan de sa motricité, en revanche, pas d’amélioration. Sa jambe droite est toujours récalcitrante, il se déplace donc avec beaucoup de difficulté, même s’il refuse toute assistance et tient à marcher seul. Outre la lassitude, on sent poindre chez l’ancien président un agacement certain. Et une certaine déconnexion », écrit le journal panafricain.

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